Le 6 mai 2004, je rentre de l'école et ma maman constate que je suis couvert de bleus. Elle pense que je me suis battu avec des camarades. Je lui confirme que non.
Je me sens très fatigué depuis plusieurs semaines, sans pouvoir imaginer à ce qui est en train de se développer dans mon corps.
Le soir même nous allons chez le médecin, qui nous demande d'aller faire une prise de sang à l'hôpital avec un courrier d'accompagnement expliquant mes symptômes.
A ce moment là, il avait déjà idée de ce qu'il m'arrivait.
En 24 heures, ma vie et celle de ma famille a basculée au cauchemar.
Le 7 mai au matin, les médecins convoquent ma maman pour lui annoncer le verdict : LEUCEMIE.
Aussitôt après, ces médecins sont venus m'expliquer ce que j'avais et ce que j'allais vivre dans les semaines à venir.
Dans l'heure qui suit, je suis transféré au C.H.U de Caen, où toute une équipe de médecins m'attends et prononcent mon prénom comme si ils m'avaient toujours connu.
Je suis accompagné au 10-32, le service Onco-Hématologie qui gère les enfants.
Depuis ce jour, je côtoie une équipe de gens formidables, médecins, infirmières et personnel d'entretien.
Le médecin cancérologue, vient nous expliquer ce qu'il va se passer : dans un 1er temps, on va me poser un portacath (cathéter, une petite boite reliée à une artère, posée sur le haut de la poitrine). Cela permet d'avoir des transfusions de sang et de plaquettes, ainsi que les chimiothérapies, sans utiliser les voies veineuses.
Par la suite, je vais être répertorié dans une machine qui va décider du protocole de traitement qui me sera destiné, sachant qu'il y avait 2 protocoles possibles et que ma maman n'a pas voulu décider pour l'un ou pour l'autre. Le destin a voulu que j'ai cette maladie, donc faisons lui confiance sur le traitement approprié !
A ce moment là je ne réalise pas vraiment ce que je vais vivre. J'ai entamé mes cures de chimiothérapie les unes après les autres, avec des transfusions de sang, et de plaquettes, des myelogrammes et des ponctions lombaires (myélogrammes : prélèvements de moelle osseuse dans la hanche sans anesthésie générale - ponction lombaire : prélèvements dans la moelle épinière d'un liquide afin d'y injecter l'équivalent en chimiothérapie.)
Le traitement a duré plusieurs mois, avec des moments très difficiles. Le moral n'a pas toujours été présent car la souffrance physique était dure à supporter. Mon corps s'est dégradé en l'espace de quelques jours : perte de poids, cheveux, cils, nombreux bleus sur le corps...
Le regard des autres n'a pas toujours été facile car l'inconnu fait peur ! J'ai ressenti parfois un rejet, un dégoût et surtout de la pitié par certains, une peur à la contagion par d'autres.
Je me sens très fatigué depuis plusieurs semaines, sans pouvoir imaginer à ce qui est en train de se développer dans mon corps.
Le soir même nous allons chez le médecin, qui nous demande d'aller faire une prise de sang à l'hôpital avec un courrier d'accompagnement expliquant mes symptômes.
A ce moment là, il avait déjà idée de ce qu'il m'arrivait.
En 24 heures, ma vie et celle de ma famille a basculée au cauchemar.
Le 7 mai au matin, les médecins convoquent ma maman pour lui annoncer le verdict : LEUCEMIE.
Aussitôt après, ces médecins sont venus m'expliquer ce que j'avais et ce que j'allais vivre dans les semaines à venir.
Dans l'heure qui suit, je suis transféré au C.H.U de Caen, où toute une équipe de médecins m'attends et prononcent mon prénom comme si ils m'avaient toujours connu.
Je suis accompagné au 10-32, le service Onco-Hématologie qui gère les enfants.
Depuis ce jour, je côtoie une équipe de gens formidables, médecins, infirmières et personnel d'entretien.
Le médecin cancérologue, vient nous expliquer ce qu'il va se passer : dans un 1er temps, on va me poser un portacath (cathéter, une petite boite reliée à une artère, posée sur le haut de la poitrine). Cela permet d'avoir des transfusions de sang et de plaquettes, ainsi que les chimiothérapies, sans utiliser les voies veineuses.
Par la suite, je vais être répertorié dans une machine qui va décider du protocole de traitement qui me sera destiné, sachant qu'il y avait 2 protocoles possibles et que ma maman n'a pas voulu décider pour l'un ou pour l'autre. Le destin a voulu que j'ai cette maladie, donc faisons lui confiance sur le traitement approprié !
A ce moment là je ne réalise pas vraiment ce que je vais vivre. J'ai entamé mes cures de chimiothérapie les unes après les autres, avec des transfusions de sang, et de plaquettes, des myelogrammes et des ponctions lombaires (myélogrammes : prélèvements de moelle osseuse dans la hanche sans anesthésie générale - ponction lombaire : prélèvements dans la moelle épinière d'un liquide afin d'y injecter l'équivalent en chimiothérapie.)
Le traitement a duré plusieurs mois, avec des moments très difficiles. Le moral n'a pas toujours été présent car la souffrance physique était dure à supporter. Mon corps s'est dégradé en l'espace de quelques jours : perte de poids, cheveux, cils, nombreux bleus sur le corps...
Le regard des autres n'a pas toujours été facile car l'inconnu fait peur ! J'ai ressenti parfois un rejet, un dégoût et surtout de la pitié par certains, une peur à la contagion par d'autres.
